Inclure l’inclusion

Dire qu’il ne faut pas confondre diversité et inclusion, c’est une chose, mais distinguer ces deux objectifs en est une autre. Dans ce billet, notre blogueuse invitée, Megan Wickens, directrice de la division Métiers spécialisés de l’Alberta et membre de notre Comité canadien sur la diversité et l’inclusion, nous explique en quoi les politiques d’inclusion sont le prochain grand défi des entreprises.

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Inclure l’inclusion

Pas de doute : il faut créer une culture de l’inclusion en milieu de travail et dans le monde en général.

Qu’est-ce que la diversité en milieu de travail? Le dictionnaire définit la diversité comme ce qui est varié, ou composé d’éléments différents. Quand on l’aborde dans un contexte professionnel, quatre grands éléments sont généralement visés : l’origine ethnique, le genre, l’orientation sexuelle et l’âge.

L’enjeu occupe une place discrète dans bien des politiques d’entreprise, alors qu’il mérite selon moi beaucoup plus d’attention. Notre objectif devrait être de bâtir une culture axée sur la diversité des talents. Plutôt que de faire de la diversité une obligation (atteindre des cibles, cocher une case sur une liste), il faut repenser le concept pour qu’il repose sur l’intégration de points de vue variés.

Et l’exercice n’a pas à être lourd. Après tout, dans le monde des affaires, on diversifie fréquemment nos portefeuilles et nos assortiments de produits pour conserver une longueur d’avance. Transposons cette approche sur le plan humain – pourquoi refuserait-on d’inclure les différents points de vue des personnes qui enrichissent nos entreprises et nos vies?

Qui je suis

Je siège au Comité canadien sur la diversité et l’inclusion de la plus importante entreprise de solutions de RH et de recrutement au monde, et je dirige la division Métiers spécialisés de l’Alberta pour notre bannière spécialisée en ingénierie, une industrie dominée par les hommes. Je suis mariée et je n’ai pas d’enfants (du moins, pas sur deux jambes, #mamandechiens). On me classe parmi les milléniaux, mais j’ai passé près de dix ans dans l’industrie du recrutement technique, et plusieurs autres dans celle du service à la clientèle.

Je vous raconte tout ça, car je tiens à ce que vous sachiez d’où je viens. Dans ma carrière, je n’ai jamais senti que mon âge (ou mon manque d’expérience) avait influé sur ma capacité à être embauchée. Je n’ai jamais eu l’impression qu’on me demandait d’en faire plus parce que je n’avais pas d’enfants à charge, ou pensé qu’on ne se souciait pas de mon opinion ou que j’étais exclue. J’ai eu de la chance.

Dans les faits, plusieurs personnes sentent le poids des préjugés, et le fait que nous ne sommes pas tous des leaders inclusifs peut être difficile à accepter. C’est pourquoi nous gagnons à réfléchir aux manières dont nous pratiquons (ou freinons) l’inclusion.

Cap sur l’inclusion

Mon mari m’a envoyé une vidéo d’Accenture qui présente comment il nous arrive inconsciemment d’exclure des gens même quand nous atteignons les cibles de diversité. Elle illustre en quoi nos différences peuvent orienter nos interactions et créer des expériences de travail pénibles, voire intenables, qui nous empêchent de réaliser notre plein potentiel.

La vidéo interroge aussi la façon dont nous traitons nos collègues. Sur quoi se fondent nos attentes? Comment les formulons-nous? En conclusion, nous sommes invités à prendre conscience de nos biais et à accueillir les changements favorables – ceux qui découlent d’un regard neuf sur l’inclusion.

Alors après avoir lu mon billet, je vous prie de visionner cette vidéo, de réfléchir un moment et de répondre : êtes-vous un leader inclusif? En tant que leaders, nous devons faire preuve d’empathie et de conscience de soi. Une grande partie de notre travail repose sur notre compréhension d’autrui et notre intelligence émotionnelle. C’est pourquoi des questions essentielles s’imposent. Connaissons-nous vraiment nos équipes? Comment parfaire cette connaissance? Comment tirer le meilleur de chacun, et pas seulement de ceux qui se démarquent grâce à une détermination inébranlable?

Adopter une culture de l’inclusion, c’est donner la chance à chaque individu de contribuer au succès du collectif à la hauteur de son potentiel et d’être reconnu pour la valeur qu’il apporte.

La vidéo n’est disponible qu’en anglais.

 

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